Approche

Je tiens à mettre en garde les personnes dont la motivation en faisant une thérapie, est de vouloir se changer, parce qu’elles ne se perçoivent pas comme une assez bonne personne, pas assez bien, devant changer pour être meilleure, car dans la thérapie que je pratique, nul besoin de se changer soi. Nous sommes déjà parfaits tels que nous sommes, seulement habités pas des conflits intérieurs qu’il est possible de résoudre. La recherche d’unité, de sérénité tant convoitées, ne peut selon moi, passer que par l’accueil puis l’acceptation de ces différentes parties de nous que nous avons de la peine à accueillir, mais qui font notre humanité.

En accueillant ces différentes parties de nous-mêmes, nous pouvons faire l’expérience de l’Unité ( faire Un avec nos dualités), et cela nous permet de changer notre regard sur nous-mêmes, les autres et la Vie.

Dans « Au coeur de l’impensable », Jean-Marc Mantel écrit : La thérapie vise à redonner à l’Être son aptitude à vivre consciemment la Présence silencieuse intemporelle qui gît en arrière-plan de l’activité mentale et corporelle. Différents types de thérapie sont nécessaires selon le point de maturité, pouvant utiliser le remède, la parole, le toucher, le mouvement, le souffle, l’auto investigation, le regard, le silence et la simple présence d’Être. Mais toute thérapie conduit inexorablement à la libération de la croyance d’être malade, à la conscience d’un moi libre de la maladie, d’un moi libre du moi, d’une présence impersonnelle surplombant le corps, la personnalité, et qui donne son sens à l’existence toute entière.

Je partage l’avis de Jean-Marc Mantel, et considère que chacun étant unique, il est indispensable de proposer différentes approches en fonction de là où en EST la personne, explorant avec elle différents outils, tels que la respiration Soufi, la thérapie de groupe, le voyage, l’affectivité…

La forme de thérapie que je pratique est une thérapie par le LIEN.

C’est pour cela que je recommande beaucoup la thérapie en groupe, contexte privilégié pour guérir nos liens aux humains et à nous-mêmes. En effet, le premier groupe que nous avons connu est notre famille. En fonction de ce que nous y avons vécu, nous avons construit une image de nous-même et des autres qui est, soit rassurante, soit négative, et qui aujourd’hui, nous influence à notre insu, nous empêchant de vivre toutes les potentialités du présent.

Revenir au groupe sera souvent un passage obligé pour guérir, restaurer notre confiance en nous-mêmes, en les autres et parfois aussi en la Vie.

Qu’est ce que le LIEN ?

A travers le lien à l’autre, mon « alter ego » (c’est à dire l’autre moi-même), il va s’agir de développer du lien entre les différentes parties qui me composent. Ces parties comprennent naturellement les traditionnels « états du moi » (Parent-Adulte-Enfant) définis par l’analyse transactionnelle, mais ne se limitent pas à eux.

Dans l’approche transpersonnelle qui est la mienne, nous intégrons, non seulement, ces états du moi constitutifs du « JE » mais, également, tout ce qui compose l’humanité, le « NOUS », qui se retrouve pleinement en chacun : amour/haine, peur/contrôle, violence/paix, victime/bourreau, abuseur/abusé, etc… Là sont toutes les divisions qui génèrent la souffrance humaine à l’intérieur de nous et qui provoquent un morcèlement de notre ÊTRE et un profond sentiment de solitude et de séparation.

Dans la thérapie trans-personnelle, c’est en mettant ces ombres à la lumière de la Conscience que nous allons pouvoir les dissoudre et atteindre une unification de l’Être, une pacification intérieure, une réconciliation de soi à Soi, aux autres et à la Vie.

Méthodologie :

Ma pratique de la psychothérapie associe en permanence trois dimensions thérapeutiques qui me semblent indispensables : la guérison de l’enfant intérieur, le travail émotionnel et la thérapie transpersonnelle.

Thérapie de l’enfant intérieur

La psychothérapie que je pratique laisse une large place à ce que l’on appelle « l’enfant intérieur ». Il va s’agir de retourner le chercher là ou nous l’avions laissé, à l’intérieur de nous, parfois depuis très longtemps, afin de lui procurer l’amour et la sécurité dont il a besoin pour s’épanouir. Pour cela, nous allons devoir apprendre à identifier ses besoins et à y répondre, ce que font de bons parents.

Quand nous y parviendrons, alors, nous allons nous sentir de plus en plus adultes, plus stables et davantage adaptés à la réalité : nous sommes guéris quand nous sommes dans le réel, au présent, et non plus dans le passé.

Thérapie émotionnelle

Devenir ces « bons parents » pour notre enfant intérieur va nous demander d’accueillir les émotions dont nous nous sommes coupées depuis longtemps, pour nous protéger de la douleur affective. Maintenant, nous allons devoir les accueillir et les rendre résolutoires. Nos émotions sont résolutoires quand elles nous  permettent d’identifier nos besoins afin de trouver une action qui leur soit adaptée. Ex : je suis triste = j’ai besoin de réconfort = je demande d’être pris dans les bras.
La plupart du temps par le passé, nous n’avons pas reçu les bonnes réponses, soit parce que nos parents n’avaient pas, eux-mêmes, reçu les réponses adéquates, soit parce qu’ils avaient eux-mêmes renoncé à toute demande, tant ils avaient été blessés. Du coup, face à eux, nous avons cru, que c’était notre demande qui posait problème ou, pire, que nous n’étions pas aimables ou que nous ne méritions pas l’amour, ce qui a engendré de nombreux dysfonctionnements dans notre vie d’adulte. Il ne s’agissait pourtant que de leurs limites… Le travail émotionnel est donc un passage obligé pour guérir.

Thérapie transpersonnelle

L’approche transpersonnelle ne limite pas l’individu aux blessures de son passé, aux émotions qu’il a éprouvées, ni même à ce que l’on appelle sa personnalité (étymologie = le masque) et que j’appellerais l’égo. Il inclut la dimension spirituelle qui nous permet de « prendre de la hauteur » et de découvrir les ressources de notre Être.

Pour cela, la psychothérapie transpersonnelle met l’accent sur les méthodes favorisant l’émergence d’états de conscience élargie, telles que la respiration holotropique (technique d’hyperventilation de S. GROFF), les rêves éveillés et les techniques projectives comme le travail dit de « coussin » que je pratique couramment.

Ces processus rendent possible une expansion quantitative et qualitative, non pathologique, de la conscience, comme moyen d’explorer et de restructurer l’identité personnelle et ses fonctionnements psychologiques. Nous découvrons une forme de transcendance favorisant l’ouverture de notre cœur et nous poussant à nous dépasser.

C’est seulement dans cette dimension que le pardon et la paix sont possibles, car le Sens de ce que nous avons vécu apparaît. Ainsi, après avoir trouvé la vie injuste et s’être parfois révolté, nous nous ouvrons à l’espace du « tout est parfait, tout est juste  » qu’évoquent les mystiques de toutes les traditions. Nous évoluons vers plus d’humanité, de conscience et de compassion.

En résumé, je pratique une thérapie qui vise à identifier et libérer les blocages d’énergie au sens large : amour bloqué, deuils non résolus, « loyautés » familiales et répétitions négatives, ceci pour permettre la création d’un lien humain sain, incarné et joyeux. La recherche du Sens est centrale, ouverte sur le transpersonnel, c’est à dire tout ce qui unit les humains, morts ou vivants.

Ces méthodologies de psychothérapie sont communes aux différents contextes que je propose :

Cette approche générale inspire mes méthodologies de psychothérapie et se retrouve ainsi dans les différentes modalités que je propose :